Mon "scrapbook", tout simplement

Nouvelle-Zélande 2

Voyage en Nouvelle-Zélande et Australie (2)

20 janvier au 16 mars 2016
Textes et photos de Louise Lachance
Édition de Jean-François Bouchard

31 janvier

Au départ de Picton, nous prenons une route (très) secondaire qui longe la côte et nous offre des paysages fantastiques. D’ailleurs tout au long de la journée nous comparons les paysages à ceux de la Gaspésie (côté nord). C’est sauvage, peu d’habitations et des anses où la nature domine. Route de terre pour la moitié du trajet entre Picton et Blenheim, incluant des “tortillons” en masse. Il y a des vignobles en quantité, car c’est la grande région vinicole de Nouvelle-Zélande.

Ensuite nous nous rendons pour une randonnée en après-midi à Sawcut Gorge. Nous quittons la route #1 et faisons 12 kilomètres sur une route de terre qui traverse des fermes d’élevage. Il y a des clôtures qui barrent le chemin, pour contenir le bétail. Nous devons ouvrir et refermer chaque barrière à notre passage. Heureusement nous savions que c’était la chose à faire. Autrement nous n’aurions pas oser passer. C’est une route étroite avec des précipices. Nous arrivons à une maison, un homme y habite et nous fournit un plan pour se rendre à la gorge. Nous lisons sur une pancarte que c’est une randonnée avec les pieds mouillés. Surprise ! Qu’est ce que ça veut dire. Dès notre arrivée à la rivière, nous devons la traverser. Nous cherchons le meilleur endroit afin de ne pas se mouiller les pieds !!! Peine perdue ! Je n’y arrive pas. L’eau passe par-dessus une de mes bottes. Malheur ! Je déteste avoir les pieds mouillés pour toute le reste de la randonnée. Mais je me parle et décide d’y prendre plaisir. À partir de ce moment nous traverserons cette rivière de nombreuses fois. Et constatons que c’était impossible de ne pas se mouiller les pieds. Nous marchons sur de grosses pierres ; il faut faire attention ; nos bottes sont mouillées donc plus glissantes. Mais belle surprise, après 1h45 de marche, nous découvrons la gorge. Deux mètres de large sur 150 mètres de haut. Nous ne pouvons bien sûr longer cette gorge que les pieds dans la rivière. L’eau est claire et nous n’en n’aurons pas eu plus haut qu’aux genoux. Que la nature nous offre de belles choses ! Nous revenons à l’auto vers 18h et repartons aussitôt pour Kaikoura, qui est encorre à 1h20 de distance. Nous coucherons au motel Willowbank. Il y a une cuisinette, nous y souperons. Grosse journée on se couche à 22h.

Nous avons vu plusieurs animaux: une sorte de pintade avec une huppe, des phoques, un lièvre, des moutons, des vaches, des alpagas et de nombreux oiseaux.

01 février

Destination aujourd’hui: Christchurch. Le long de la route, peu de villages mais des collines, des moutons, un peu d’agriculture et des vignes. Nous arrivons à notre motel: Amber Park à 12h45. C’est une chambre avec cuisinette.

Départ à pied pour le centre-ville de Christchurch qui est à une heure du motel. Premier arrêt au parc Hogley pour dîner à la roseraie. Un grand parc avec une rivière, de grands arbres et des fleurs. Puis nous atteignons le centre-ville. Nous nous rendons compte assez rapidement des immenses dégâts causés par le dernier tremblement de terre en février 2011. Beaucoup de construction en cours et des terrains vagues. La cathédrale est en partie effondrée et ils en ont construit une temporaire un peu plus loin en “sonotubes”(de gros tubes de carton). Nous y sommes allés; c’est spécial à voir. Même la croix au dessus du chœur est en “sonotube”. Ils ont aussi aménagé un mini centre d’achats dans des containers au centre-ville.

D’anciens trolleys touristiques parcourent le centre-ville dont sur une rue piétonne intégrée à un édifice.

Sur cette rue Jean-François a découvert une boutique de Lego: Imagination Station. Il y a là des tonnes de blocs Lego standard et des blocs Duplo pour les plus jeunes. Ils sont tous pêle-mêle sur des tapis en mousse et tout le monde peut y aller pour jouer. Une dame prenait une photo, il y avait son fils, son mari et son père qui construisaient quelque chose individuellement et qui étaient tous les trois très concentrés. Il y a aussi des ordinateurs disponible pour construire des pièces virtuelles. Jean-François a les yeux qui brillent et naturellement il s’informe du fonctionnement. Je lui suggère d’en partir une à Québec mais seulement lorsqu’il prendra sa retraite !!!

Retour en bus après être passés à l’épicerie. Nous soupons au motel.

02 février

Nous nous rendons aujourd’hui dans la péninsule de Banks. C’est une péninsule près de Christchurch qui a de hautes montagnes très accidentées et des baies profondes. Nous prenons la route touristique à partir de Hilltop et découvrons la baie d’Akaroa: MAGNIFIQUE. Peu après nous bifurquons vers Pigeon Bay, une autre baie profonde pour y faire une randonnée. Marche de 3h50 aller-retour. Nous partons du fond de la baie pour nous rendre à la pointe. C’est une marche sur une route de terre peu fréquentée. Nous traversons de vastes champs où broutent des vaches et des moutons. Ils sont bien dociles et s’éloignent lorsqu’ils nous voient arriver. Des paysages à couper le souffle tout au long de la marche. Nous dînons sur la pointe au bord du cap. Nous y voyons de nombreux oiseaux. Des goélands marins, des cormorans, une sterne et plusieurs petits inconnus de nous. Depuis notre arrivée en Nouvelle-Zélande, nous voyons souvent un oiseau noir et blanc ressemblant à une pie mais la queue est plus courte.

Après la randonnée, nous reprenons la route touristique qui longe le haut des montagnes. Encore une fois des paysages qui impressionnent tout au long de ce parcours. Arrêt à Akaroa, ancienne colonie française où mouille ce jour là un bateau de croisière. Nous n’y voyons de français que quelques drapeaux. Nous y mangerons une bonne crème glacée.

Retour à Christchurch par Lyttelton, port de mer qui nous semble petit compte tenu de son importance. Toute la journée nous avons roulé sur des routes en lacets. Tournicotis ! Tournicotons ! De Lyttelton à Christchurch un tunnel nous facilite la vie. Arrêt à l’épicerie et souper au motel. Quelle belle journée encore une fois.

03 février

Ce matin nous quittons le bord de mer pour le centre de l’île. Route droite et plutôt ennuyante. Il y a des terres cultivées près de Christchurch, plus que nous n’en avons vu jusqu’ici. En nous éloignant de la mer, nous apercevons au loin de hautes montagnes. Il y même plusieurs sommets enneigés. Nous dînons au bord du lac Tekapo, dans une zone très désertique, avec une belle vue sur les montagnes. Après dîner nous nous sentons un peu en Argentine, nous roulons sur des plateaux entourés de hautes montagnes.

Nous coucherons à Twizel pour trois nuits, le temps de faire deux randonnées près du mont Cook. C’est le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande à 3,754 mètres. Son nom en maori est Aoraki.

Arrivée à notre motel: ils n’ont pas notre réservation ! Pourtant ils ont encaissé la première nuit tel qu’entendu avec Booking. Donc ils reconnaissent leur erreur mais ils n’ont plus de place. Ils nous logent donc à l’hôtel Mackenzie Country, tout près de là, pour la première nuit. En compensation ils nous offrent une bonne bière froide pour chacun de nous deux.(C’est apprécié, il fait très chaud). C’est plus luxueux que le motel, mais il n’y a pas de cuisinette. Nous souperons donc d’un fish & chips,(acheté au resto-bar), sur le balcon de notre chambre. Nous y avons une belle vue sur le mont Cook.

C’est une petite ville, créée pour la construction des barrages hydroélectriques avoisinants, mais maintenant basée uniquement sur le tourisme, nous semble-t-il. Il y a beaucoup de touristes chinois, comme partout ailleurs depuis que nous sommes dans l’Île du sud. Il y a bien un village avec quelques hébergements au village de Mount Cook, mais ça coûte les yeux de la tête. Twizel est le village le plus près et les prix sont plus abordables.

04 février

Très beau trajet d’une durée de 45 minutes, entre Twizel et Mount Cook. Nous longeons le lac Pukaki et son eau d’un turquoise profond, alimenté par la fonte des glaciers. Il fait beau soleil lors de notre départ de Twizel, mais nous savons que la température se détériorera au cours de la journée. C’est pourquoi nous sommes partis tôt.

Il y a plusieurs choix de randonnées. Nous choisissons la “Hooker Valley Track”, 3 heures aller-retour. Il vente au départ du sentier mais plus nous progressons dans la vallée plus le vent augmente. Nous devons à plusieurs reprises nous arrêter et faire un effort pour ne pas que le vent nous déstabilise. Nous attachons solidement notre chapeau et avançons vent de face à l’aller. Parfois nous devons vaincre la poussière dans nos yeux ou des gouttes de pluie poussées par le vent. Le sentier est très bien aménagé avec des marches et 3 ponts suspendus qui bougent avec le vent. Nous longeons une rivière d’eau de glacier, mais celle-ci est brunâtre car le courant transporte des débris, vu le fort courant. Nous rejoignons deux lacs, entourés de belles montagnes avec des glaciers. Au bout du deuxième lac, il y a un glacier qui y finit sa course. L’eau du lac est très froide. Malheureusement les sommets sont cachés par les nuages.

Au retour à notre point de départ, nous nous installons pour dîner mais la pluie débute. Il y a une salle fermée pour les campeurs qui peuvent s’installer sur le site sans organisation formelle. C’est là que nous mangerons. En passant nous voyons cela très souvent, des gens campent le long des routes surtout là où sont aménagé des haltes pour luncher le midi. Comme il pleut nous allons à Mount Cook visiter le centre d’interprétation sur la vie de cette montagne, très intéressant. Nous y passons une grosse heure. Nous faisons le tour de ce petit village en auto et rentrons à Twizel.

Nous faisons l’épicerie à l’un des deux supermarchés “4 Square” du village et nous souperons au motel que nous devions avoir hier.

05 février

Aujourd’hui nous retournons à Mount Cook pour une autre randonnée. Nous avons le choix entre la “Mueller Hut Route” et la “Sealy Tarns Track”. La première nous mène au glacier Tasman et la deuxième nous fait grimper une montagne dans la même vallée qu’hier (la Hooker) avec une vue sur les pics montagneux. Nous choisirons la première au hasard car les deux nous tentent;ça nous permettra de voir une autre vallée.

Nous longeons une moraine sur une route en gros cailloux pendant 5 kilomètres puis la crête de la moraine sur encore 4 kilomètres. Il fait très chaud, le soleil tape. Après un peu plus de deux heures de marche au 2/3 du trajet prévu, nous décidons d’un arrêt pour dîner et d’un retour par la suite. Nous avons atteint le glacier Tasman qui est recouvert de cailloux. Nous pouvons voir la glace car il y a des trous à la surface et on peut l’entendre craquer. Au loin vers le haut, on voit le glacier tout blanc et vers le bas la fin du glacier dans un lac avec des blocs de glace qui flottent à la surface.

Retour à l’auto à 16h, fatigués, surtout de la chaleur. Aurions nous dû choisir la deuxième randonnée qui avait 2,200 marches à monter et à redescendre ? Enfin il faut savoir apprécier ce que l’on a. Les montagnes sont dégagées avec un beau ciel bleu, nous avons une vue superbe sur les sommets enneigés et les glaciers à l’horizon.

Retour au motel pour souper mais tout d’abord une bonne douche qui fait oublier la fatigue.

06 février

Fait cocasse, la nuit dernière à plus ou moins 2 heures, une alarme sonore très forte, entendue dans toute la ville nous a réveillés. On ne savait pas ce que ça pouvait être. Les hommes des motels autour de nous (dont Jean-François) sont sortis voir ce qui se passait. Ça s’est arrêté après 10 minutes. Tremblement de terre à venir ? Tsunami ? Nous avons mis du temps à nous rendormir. Au matin le responsable du motel nous a dit que c’est l’alarme des pompiers volontaires. Ils l’activent lorsque nécessaire et ne l’arrêtent que lorsque 4 pompiers y ont répondu !!! Il a aussi rajouté que c’est souvent pour des accidents de la route causés par des touristes chinois qui roulent du mauvais côté de la route.

Aujourd’hui déplacement de Twizel à Dunedin. Au départ de Twizel nous embarquons un Français, Lauric, que nous avions croisé hier à Mount Cook. Nous le laisserons à Oamaru, une jolie petite ville en bord de mer avec de vieux édifices en pierre jaune avec en devanture des colonnes grecques. Ce qui nous frappe durant notre trajet, c’est la terre jaune maïs qui semble très friable. Elle forme des œuvres d’art sur les falaises. Même la piste cyclable est jaune maïs. Les édifices de Oamaru sont du même jaune, c’est là que l’on comprend que c’est la couleur naturelle de la terre près de Oamaru.

Visite des pierres de Moeraki, nommées des “boulders”. Ce sont de grosse pierres rondes situées sur la plage. Elles sont formées à l’intérieur de la terre, puis dégagées par l’érosion de la mer. Certaines qui sont éclatées et montrent la jolie mosaïque de leur intérieur.

Nous dînerons dans l’auto face à la mer car il fait trop froid pour manger dehors.

Nous arrivons à Dunedin vers 14h, prenons possession de notre motel avec cuisinette, Arcadian Motel, pour deux nuits. Après avoir été à l’épicerie, nous allons visiter la ville. Belle vieille ville avec des édifices qui rappellent l’Écosse, car ce sont des Écossais qui l’ont colonisée. Gros édifices de pierre dont la gare de train qui est superbe.

Souper au motel avec des “meat pies”, petits pâtés garnis avec plusieurs sortes de garnitures, que l’on retrouve partout en Nouvelle-Zélande.

Depuis aujourd’hui nous trouvons que la végétation ressemble beaucoup à celle du Québec, arbres, champs cultivés et collines vertes. Nous constatons que nous nous retrouvons à peu près à la même latitude qu’au Québec mais dans l’hémisphère sud.

Jean-François trouve que les collines vertes sont maintenant suffisamment hautes et vertes, et qu’il y a suffisamment de moutons qui broutent, pour respecter enfin l’image qu’il se faisait de la Nouvelle-Zélande.

07 février

La journée est consacrée à la visite de la péninsule de Otago. Une journée à longer des baies, observer des paysages de mer, des falaises et des animaux. Première marche à Sandymount, nous demeurons sur la falaise à observer les beaux points de vue. Deuxième marche à Allans Beach, nous y voyons 3 lions de mer faire la sieste sur la plage; ils ne sont qu’à quelques mètres. Troisième marche à Taiaroa Head, à la pointe de la péninsule. Nous y voyons des albatros royaux, qui nous survolent car c’est un des rares endroits sur terre où ils nichent. Il y a un centre d’interprétation concernant l’albatros royal que l’on visite. Nous y avons vu aussi de nombreux autres oiseaux inconnus. En descendant à la plage, nous observons des lions de mer, et des phoques à fourrure. Un des phoques ne cessait d’attaquer Jean-François et le chargeait. Il a fallu attendre qu’il retourne à l’eau pour passer devant lui. Nous avons aussi vu un bébé pingouin dans son nid.

Le long des baies, en eau peu profonde nous avons vu des canards noirs à queue rouille, des échassiers noir et blanc avec le bec et les pattes rouges, un oiseau blanc avec le bec en spatule, des cygnes noirs et un autre que l’on voit souvent, noir avec le front et les pattes rouges. Enfin ce sont les principaux car il y en avait beaucoup d’autres.

Retour au motel à 18h après avoir fait l’épicerie. Souper poulet, pâtes et légumes.

Suite à la troisième page…